La sophrologie

 

Cette méthode de travail permet au sophrologue de soutenir chaque personne désireuse de s’appuyer sur ses propres forces pour se déployer dans sa profession et dans son existence.

 

L’ancrage de ce travail est corporel et se développe en profondeur dans l’intimité de la personne. Les propositions de travail permettent de plonger au coeur de l’être en sécurité en préservant la réalité de chacun et sans être intrusif. La personne chemine à son rythme et chaque étape franchie de ce travail donne la possibilité d’affiner cette rencontre avec soi même.

 

Une approche corporelle centrée sur les sensations et perceptions, au coeur du vivant, pour se déployer vers la capacité à se concentrer, à se projeter, à stimuler la mémoire, à reconnaitre ses propres valeurs et les déployer dans l’existence. Un va et vient inccessant entre le champ corporel et le champ de la pensée marque l’originalité de ce travail et permet ainsi de bien rester dans la présence de ce qui se manifeste dans l’expérience de cette pratique. Il s’agit de mobiliser des forces de vie nécessaire au déploiement dans l’existence. 

 

La démarche sophrologique est présente dans les activités de 7Pépinière, que ce soit en appliquant la structure proposée par Alfonso CAYCEDO ou en n’en conservant que l’esprit.
Cet esprit a permis à Emmanuelle PEPIN et Pierre VION de se rencontrer sur une démarche professionnelle commune. La sophrologie a permis à Pierre VION d’orienter son travail en plaçant l’humain au coeur de sa démarche, Emmanuelle PEPIN a développé un travail spécifique sur la nature pour que l’être humain soit acteur de son évolution, de sa création. Un travail partagé sur ce que constitue l’être humain a pu alors se développer.

 

Afin de donner un aperçu de ce qui est abordé dans le travail sophrologique, voici quelques éléments de repères qui contribuent à ce processus de dévoilement personnel. Même si avant tout, la sophrologie est une pratique.

 

Dans la méthodologie complète, trois cycles se succèdent, chaque cycle est composé de quatre degrès, chaque degrès se travaille en quatre séances et marque une évolution dans la profondeur du travail sophrologique.

 

La premièr cycle est appelée cycle fondamental :

 

Le corps se vit à travers ses sensations et perceptions et non à travers son image. Ces sensations et perceptions sont vécus sans jugement. Cette conquête de la corporalité transforme le schéma corporel qui sera vécu sans cesse en évolution au cours des degrès.
Les structures que constituent le dévoilement de la corporalité sont activées : la verticalité, la respiration, l'équilibre, la forme, la chaleur. Cela nécessite de l'attention et la mise en jeu de la concentration, de la méditation. Cinq systèmes sont activés (chaque système correspond à une zone corporelle définie) en portant particulièrement l'attention successivement sur les tissus de la peau, des muscles, des os, des organes de chaque système. Le biologique est au coeur de la pratique sophrologique, ceci pour chaque degrès et chaque séance.

 

Le corps se vit dans l'expérience de la différence entre le "se mouvoir" et le "se tenir tranquille" et l'esprit se vit à travers l'image et la pensée. Dans cette stratégie de dévoilement, au départ de la méthodologie, le corps et l'esprit se vivent lors des séances de pratique séparément, mais pour mieux les relier après.
Ainsi, se distingue deux actes : celui de présentation (vivre la présence de la corporalité) et celui de la représentation (vécue à travers l'image et la pensée). C'est ainsi qu'en développant ce travail, le corps peut être vécu à travers les sensations et perceptions mais aussi à travers sa propre image.

 

Un travail spécifique sur les cinq sens est abordé pour affiner notre perception. Ce mouvement interne de captation des sensations et ce mouvement externe de perception. Ces mouvements successifs permettent d'être présent à la manière dont nous sommes au monde à travers nos perceptions.
A l'aide d'un travail spécifique sur la marche, nous abordons le début de la rupture des automatismes. Cet axe de travail est important car, projeter à l'existence, il permettra d'envisager que les choses peuvent se faire autrement.
Nos capacités à nous projeter (vers un advenir) et à mémoriser (en faisant appel au passé ramener dans le présent) sont expérimentées en co-présence avec la corporalité. 
Dans la profondeur de la pratique sophrologique, le pratiquant est amené à une rencontre avec ses propres valeurs qui lui permettent de se déployer dans l'existence.
Existence entourée d'objets et d'êtres humains dans un environnement qui va du plus proche au plus lointain dont chaque être est le centre.

 

Le deuxième cycle est appelé cycle radical :

 

Il est l'approfondissement du cycle fondamental et ne peut se vivre qu'après le cycle fondamental bien intégré.
Le travail décrit dans le cycle fondamental se développe dans la profondeur de l'être pour dévoiler les énergies profondes qui mobilisent chaque être humain dans sa dimension corporelle et celle de l'esprit ainsi que dans son évolution (la sienne et celle de l'espèce humaine).


A nouveau, dans un but pédagogique, ces énergies sont dévoilées séparément pour mieux s'unifier après.
Le travail sur les tissus à travers les cinq systèmes se précise pour aborder un travail sur les cellules, renforçant et dynamisant ainsi la présence corporelle

 

Le troisième cycle est appelé cycle existentiel :

 

Il est l'approfondissement du travail des deux cycles précédents et s'inscrit dans une continuité.
Nous y trouvons ici les moyens d'aborder la projection à l'existence des capacités dévoilées dans les cycles précédents.
Alfonso CAYCEDO, dans sa démarche humaniste dans la continuité des philosophes phénoménologues, propose à chacun de mettre en oeuvre une nouvelle forme d'existence. C'est le but de la sophrologie.
C'est l'aboutissement d'un travail de conquête de soi tourné vers une existence nouvelle librement choisie en toute responsabilité et dignité.
Le travail sur les cellules à travers les cinq systèmes se précise pour aborder un travail sur les mollécules. renforçant et dynamisant encore la présence corporelle.

 

Lors des deux derniers cycles, nous retrouvons les structures de travail abordées dans le premier cycle mais dans une profondeur plus importante de l'être.